À « un, deux, trois, soleil », un meneur face au mur récite la formule puis se retourne d’un coup : les autres joueurs, partis à une quinzaine de mètres, avancent pendant qu’il a le dos tourné et doivent être parfaitement immobiles quand il regarde — tout joueur surpris en mouvement retourne à la ligne de départ, et le premier qui touche le mur gagne et devient meneur.
La règle détaillée #
Le meneur (le « soleil ») se place face à un mur, un arbre ou un poteau. Les joueurs s’alignent derrière une ligne de départ, à 10-20 mètres. Le meneur frappe le mur en scandant « un, deux, trois… soleil ! » et se retourne sur le dernier mot. Il peut réciter vite, lentement, ou changer de rythme pour piéger : c’est son seul pouvoir, et tout l’art du rôle. Quand il regarde, le moindre mouvement détecté (un pied qui se pose, un bras qui bouge, un fou rire qui fait vaciller) renvoie le joueur au départ. Le premier arrivé touche le mur, crie « soleil ! » et prend la place du meneur pour la manche suivante.
Les variantes qui relancent le jeu #
| Variante | Ce qui change |
|---|---|
| La statue | Les joueurs doivent se figer dans une pose imposée (animal, métier) : bouger OU rater la pose renvoie au départ |
| La délivrance | Le premier arrivé doit toucher le mur puis revenir au départ sans être rattrapé par le meneur |
| Version aquatique | Dans la piscine : s’immobiliser dans l’eau est un défi en soi |
| Version arrosée | Le meneur arrose au pistolet à eau ceux qui bougent — parfaite en été |
Un jeu ancien devenu phénomène mondial #
« Un, deux, trois, soleil » est un jeu traditionnel de cour de récréation, transmis oralement : il n’a ni inventeur connu ni règlement officiel, et existe dans de très nombreux pays sous d’autres formules — « Red light, green light » dans les pays anglophones, ou le « jeu de la fleur d’hibiscus » en Corée, rendu mondialement célèbre par la série Squid Game. La force du jeu tient à sa pureté : aucun matériel, de 3 à 30 joueurs, et une seule compétence, savoir se figer au bon moment.
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Questions fréquentes #
Pourquoi dit-on « un, deux, trois, soleil » ?
L’origine exacte de la formule est inconnue : c’est une comptine de tradition orale. Le « soleil » marque simplement l’instant où le meneur se retourne et où tout doit s’immobiliser.
Qui a créé ce jeu ?
Personne ne le sait : comme cache-cache ou l’épervier, c’est un jeu traditionnel transmis de génération en génération, sans inventeur ni date identifiables.
Comment dit-on 1, 2, 3 soleil en coréen ?
La version coréenne utilise la phrase « Mugunghwa kkochi pieotseumnida » (« la fleur d’hibiscus a fleuri »), célèbre depuis Squid Game. Le principe du jeu est identique.
À partir de quel âge peut-on y jouer ?
Dès 3-4 ans : la règle se comprend en une démonstration. Avec des tout-petits, on tolère les mouvements lents et on raccourcit la distance.
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